Prothèses d'épaule

1/ Qu’est ce que l’omarthrose ?

L’articulation de l’épaule est la zone de glissement entre l’humérus et l’omoplate.

La zone de l’omoplate où s’accroche la tête de l’humérus s’appelle la glène.

Les mobilités de l’épaule sont assuré par le deltoide (muscle qui donne le relief de l’épaule) qui apportent la puissance et par les muscle de la coiffe des rotateurs qui initie le mouvement et la rotation. C’est une articulation qui très mobile dans les trois plan de l’espace.

L’omarthrose est l’arthrose de épaule. L’arthrose est une usure prématurée du cartilage qui a pour conséquence une destruction progressive de l’articulation.

Il existe deux types d’omarthrose :

  • l’omarthrose centrée correspond à une destruction isolée de l’articulation
  • l’omarthrose excentré correspond à une destruction de l’articulation associée à une rupture de la coiffe des rotateurs.

Comment se manifeste l’omarthose ?

Cliniquement l’omarthrose se manifeste par un enraidissement progressif de l’épaule associé à des douleurs et une perte de force lors de l’utilisation du bras.  Il peut y avoir des craquements et des bloquages.

Une radiographie standard de l’épaule de face et de profil permet de confirmer le diagnostique. Un scanner ou une IRM peut être demandé en plus par le chirurgien pour programmer l’intervention chirurgicale.

Quels sont les traitements de l’omarthrose ?

Il n’y a pas de traitement médical (médicaments, injections, etc) qui permette de ralentir ou de guérir de l’arthrose.  Cependant dans les arthroses débutantes lorsque la gêne n’est pas trop importante, nous proposons en première intention un traitement médical qui comporte des anti-douleurs, des anti-inflammatoires et parfois des infiltrations (injection de corticoides dans l’articulation). L’objectif est de limiter les douleurs pour permettre au patient d’effectuer les gestes qu’il souhaite avec le moins de gêne possible.

Lorsque la gêne est trop importante, la seule possibilité est la mise en place d’une prothèse totale d’épaule (comme c’est le cas pour la prothèse de hanche ou de genou).

Qu’est-ce qu’une prothèse d’épaule ?

Une prothèse d’épaule consiste à remplacer l’articulation détruite par une articulation artificielle. Dans le cas de l’épaule on remplace la tête de l’humérus  et la glène.

En fonction du type d’arthrose il existe deux types de prothèse :

  • La prothèse anatomique pour l’omarthrose centrée
  • La prothèse inversée pour l’omarthrose excentrée

2/ Prothèse anatomique d’épaule

Quel est le principe de la prothèse anatomique ?

L’objectif de la prothèse anatomique est de remplacer l’articulation détruite par une articulation artificielle. On implante dans l’humérus  une tête métallique et dans la glène une cupule en plastique (polyéthylène). Le but est de retrouver la mobilité et l’indolence de cette épaule.

Comment se déroule l’opération ?

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, elle dure en moyenne 1h30. Juste avant l’opération l’anesthésiste pratiquera un bloc anesthésique qui permet « d’endormir » l’épaule. Cela permet de diminuer la quantité de médicaments administrés pendant l’anesthésie générale et de calmer les douleurs au réveil.

Actuellement cette opération peut être réalisé en chirurgie ambulatoire ou lors d’une courte hospitalisation de deux jours.

Quelles sont les suites opératoires ?

Après l’opération une immobilisation par simple écharpe est proposée pour les douleurs pendant deux à quatre semaines. La rééducation est à débuter dans les jours qui suivent l’opération. L’objectif est de retrouver les mobilités articulaires de l’épaule. Lors de l’opération, pour accéder à l’épaule, le chirurgien sectionne un des muscles de la coiffe des rotateurs,  celui-ci est suturé en fin d’intervention.  Le temps de sa cicatrisation (6 semaines) la rotation externe est interdite en rééducation.

La récupération se fait entre 3  et 6 mois.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à des risques. En dehors des risques liés à l’anesthésie, les principaux risques sont : hématome, infection, algodystrophie, inflammation post-opératoire.

Les risques spécifiques liés aux prothèses sont un risque exceptionnel de lésion du nerf du muscle deltoïde lors de l’opération et a distance une rupture secondaire des muscles de la coiffe des rotateurs et un descellement de la prothèse (perte de l’ancrage dans l’os) qui nécessite une réopération. (pourcentage ?)

3/ Prothèse inversée d’épaule

Quel est le principe de la prothèse inversée d’épaule ?

Lorsque les muscles de la coiffe des rotateurs sont rompus, il n’est pas possible de mettre en place une prothèse anatomique car les moteurs de la prothèse sont absents.

C’est l’épaule pseudo-paralytique.

Dans ce cas il faut mettre en place une prothèse inversée d’épaule. On implante dans la glène une sphère et dans l’humérus une cupule. La prothèse fonctionne alors avec le deltoïde uniquement.

Comment se déroule l’opération ?

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, elle dure en moyenne 1h30. Juste avant l’opération l’anesthésiste pratiquera un bloc anesthésique qui permet « d’endormir » l’épaule. Cela permet de diminuer la quantité de médicaments administrés pendant l’anesthésie générale et de calmer les douleurs au réveil.

Actuellement cette opération peut être réalisé en chirurgie ambulatoire ou lors d’une courte hospitalisation de deux jours.

Quelles sont les suites opératoires ?

Après l’opération une immobilisation par simple écharpe est proposée pour les douleurs pendant deux à quatre semaines. La rééducation est à débuter dans les jours qui suivent l’opération. L’objectif est de retrouver les mobilités articulaires de l’épaule.

La récupération se fait entre 3 et 6 mois.

Quels sont les risques ?

Tout acte chirurgical expose à des risques. En dehors des risques liés à l’anesthésie, les principaux risques sont : hématome, infection, algodystrophie, inflammation post-opératoire.

Les risques spécifiques liés aux prothèses sont un risque exceptionnel de lésion du nerf du muscle deltoïde lors de l’opération et a distance un descellement de la prothèse (perte de l’ancrage dans l’os) qui peut nécessiter une réopération.

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