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A l’Hôpital du Chesnay, les patients récupèrent plus vite en orthopédie

L’hôpital Mignot s’est doté d’une nouvelle unité qui améliore la prise en charge après les opérations des prothèses de hanche et de genou.

Remettre sur pied le malade au plus vite. Pas évident lorsque la moyenne d’âge des patients opérés se situe entre 75 et 78 ans. C’est pourtant le pari que relève la nouvelle unité de Réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC). Cette dernière vise à modifier complètement la prise en charge, de la consultation à la rééducation postopératoire. Située au sein du service d’orthopédie du centre hospitalier André-Mignot du Chesnay, elle a été inaugurée ce mercredi 22 novembre.

« Notre activité est intense, donc le rétablissement rapide de nos malades constitue un défi majeur pour nous », explique Nicolas Pujol, chirurgien et chef du service d’orthopédie. Le centre hospitalier, qui réalise 300 prothèses de genou et 400 de hanche chaque année, figure, en effet, en tête des établissements franciliens en la matière.

« Il s’agit de démontrer que le patient peut sortir plus vite, aller se restaurer en sortant de sa chambre et commencer à se rééduquer le jour même de l’opération. Puis reprendre ensuite une vie normale à domicile. Les études sur le sujet montrent d’ailleurs que, dans une certaine limite, il existe moins de complications pour les malades ayant suivi cette réhabilitation améliorée », détaille le chirurgien.

Une mission au Danemark

Pour ce faire, l’équipe du Chesnay est partie en mission au Danemark en 2016, un pays très avancé en orthopédie. « Leur méthode montre de très bons résultats », souligne Nicolas Pujol qui se défend de « mettre dehors » plus rapidement les opérés. « Ce n’est pas de l’ambulatoire mais plutôt un coaching physique et mental qui va améliorer l’état général par une prise de conscience plus rapide que l’on peut se guérir », ajoute-t-il.

La RAAC dispose de treize lits et d’une équipe médicale d’une quinzaine de personnes (infirmières, aides-soignantes, médecin, chirurgiens). Elle implique aussi la définition de nouveaux métiers transversaux. « Une infirmière de coordination est désormais chargée du suivi des patients du début à la fin. Puis, l’intensité nouvelle dans la rééducation implique la présence quotidienne d’un aide kiné et d’un aide soignant dédié. Le travail d’équipe est mieux valorisé », souligne Françoise Lecas, la cadre de santé.

Le coût de l’unité est minime – 40 000 € – puisque le cœur du service consiste en deux pièces, en fait des chambres réunies, afin de créer des salles de soins et de rééducation.

« Les retours des patients sont bons. Ils se rendent compte que, même si l’opération est douloureuse, ils peuvent se lever et marcher. C’est très positif », admet encore Nicolas Pujol.

 

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